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Combien d’amiante-ciment retiré par jour

Combien peut-on retirer de plaque amiante-ciment en toiture, et avec combien de personnes au minimum, en respectant les règles de sécurité ?

C’est la question que nous avons posée à nos abonnés et nous remercions vivement les participants de l’enquête qui ont répondu soit sur le formulaire en ligne, soit par e-mail.

Les réponses proposées étaient comprises entre 50 et 400 mètre-carrés par jour retirés par 2 ou 3 personnes, sur la base de l’étendue des pratiques actuelles.

94 % des répondants n’ont envisagé qu’un retrait par 3 personnes seulement, plusieurs commentaires ayant exprimé une incompatibilité de la présence de seulement deux personnes avec un retrait en sécurité. On considère en général qu’il faut une personne pour humidifier les surfaces en permanence et deux autres personnes pour soulever une plaque sans risquer de la frotter sur une autre.

La répartition des réponses pour le retrait à 3 personnes est donnée sur le graphique ci-dessus. Une grande majorité des répondants restreint la limite haute du domaine du retrait en sécurité entre 100 m2 et 200 m2 par jour. Plusieurs commentaires affirment qu’au delà de 250 m2 par jour à 3 personnes, les règles de sécurité ne peuvent plus être respectées.

Bien entendu, le rythme de retrait journalier a une répercussion importante sur les coûts et la durée du désamiantage comme le montre le tableau ci-dessous pour un projet de 500 m2 de plaques de toiture.

Retrait toiture AC

Les donneurs d’ordre, premiers acteurs de la sécurité des chantiers et de leurs abords, ainsi que les maîtres d’oeuvres garants du respect des règles de l’art et des métrés doivent en tenir compte pour le choix des entreprises de retrait. Mouiller, manipuler les plaques sans les frotter, les emballer correctement, éliminer les poussières déposées sur les charpentes, protéger les filets anti-chute, etc. tout cela prend du temps, indispensable pour la sécurité des opérateurs et des riverains

Dans le cas des chantiers d’amiante, une mise en danger de la vie d’autrui, si les moyens de la sécurité n’ont pas été prévus, risque en effet d’être relativement facile à prouver à l’aide des documents de chantier : le nombre d’intervenants, les heures de vacation et les quantités de déchets retirés et évacué, tout est daté et tracé.

Comme le disait M. Alain Maugard à la dernière journée du PRDA, la santé environnementale doit désormais être prise en compte par les acteurs du bâtiments, faire partie des règles de l’art et bien sûr de leur formation.

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